LES POSTES RADIO ALLEMANDS
LA COMMUNICATION DANS LES PANZER

AYANT TRES PEU DE PHOTOS DE CE TYPE DE MATERIEL ET SI QUELQU'UN A CE TYPE DE MATERIEL...
UN PETIT GESTE POUR MON HUMBLE SITE (Merci)

I - L'HISTOIRE DES POSTES RADIO

II - LA COMMUNICATION DANS UN PANZER.

III - L'EMPLOI

IV - LES POSTES (émetteurs et récepteurs)

I - L'HISTOIRE DES POSTES RADIO

C‘est l‘Oberst Gimmler qui est chargé en 1928/29 par le Chef der Abteilung Prüfwesen 7 de développer un appareil de radiotéléphonie pour les véhicules blindés afin d'amener une certaine avancée technologique aux unités combattantes. Les tentatives dans le domaine des ondes courtes, qu'on appelle plus tard ondes ultracourtes, démontrent pendant les essais pratiqués que selon les ondes et les formes d'antennes, celles-ci s'adaptent au profil du terrain, ne se contrarient pas mutuellement et ne sont pas influencées par les conditions atmosphériques.

Il est démontré également que les appareils aux petites dimensions peuvent être efficaces. Une simple antenne est absolument suffisante pour la radiocommunication sur le terrain des combats. Jusqu'à la fin 1933, toutes les tentatives sont conclues avec succès. Le résultat d'une collaboration étroite avec l'industrie, avant tout avec la « compagnie d'électricité générale » (A.E.G) et la « société pour la télégraphie radiotélégraphique » (Telefunken) » présentent des avancées assez innovatrices lors du développement des postes d'émission et de réception radio, réussissant à court terme à développer des stations émettrices et des stations réceptrices pour les véhicules blindés. Une attention particulière fût portée à la standardisation de la fabrication.
Entre-temps il apparaît que les appareils de radio montés sur une embase en tube sont très sensibles aux coups et tombent en panne lors des déplacements tous terrains, l'installation des appareils se fait ensuite sur les socles capitonnés de caoutchouc, ce qui empêche en grande partie ce genre d’incident. Déjà lors de la fabrication des premiers appareils radio, il fallut éviter d’utiliser trop de matières premières locales. Ainsi, on évite d’utiliser le laiton, le fer, l’ébonite et le Pertinax (?). Pour la fabrication des boîtiers, étagères et socles, on utilise en premier lieu un alliage d'aluminium et du magnésium.

Au cours des premières années, tous les appareils radio construits sont peints en gris ou feldgrau. À partir de 1943, ils peuvent recevoir une teinte jaune sable (postes montés dasn les engins à toit ouvert). Pour l'utilisation sous des conditions extrêmes, les pièces des appareils résistant au froid ou aux grandes chaleurs sont faites différemment et reçoivent la caractéristique « Ark » (pour Arktis = artique) ou « Trop » (pour Tropen = tropical). En 1934/35, seule une petite quantité de Versuchs-Ükw-Empfangsgeräte Ukw E.a (appelé "récepteur Lorenz ») est disponible. Cependant, ces appareils tombent régulièrement en panne, ils ne peuvent pas suffisamment résister aux vibrations et coups. Cela entraîne l'armée de terre à interdire la fabrication en série de ces appareils. Mais vu le manque d'un appareil de radio utilisable dans les panzers, des voix s'élevèrent, pour le retour des appareils récepteurs d'ondes moyennes et courtes. Le Waffen Prüffels 7 de Kummerdorf sous la direction de l'Oberst Gimmler demande le perfectionnement des appareils d'Ukw.

Le résultat donna le récepteur Ukw E.al (de 25 à 33,3 MHz) en jonction avec l'antenne de 1,4 m comme équipement standard radio. Puis entre 1935 et 1936, on fixe l'utilisation de la bande de fréquences de 25 à 27 MHz, L'usine Lorenz sort ensuite l'Ukw. E.c avec une bande passante de 27,2 à 33,3 MHz, suivi d'améliorations faites en 1936 qui donnent l'Ukw E.e.

Les dénominations allemandes du type FuG.5, 6, 11 etc. sont en fait un amalgame de deux appareils comprenant un émetteur et un récepteur radio, parfois un seul récepteur (exemple : FuG.15). Le FuG.5 comprend l'émetteur 10 W.S.c (de 10 watts) ou le 10 W.S.h et le récepteur Ukw. E.cl introduit en 1940 (bande passante de 27.2 à 33.3 MHz), puis plus tard les récepteurs Ukw. E.e (27,2 à 33,3 MHz) ou les récepteurs Ukw. E.h (23,1 à 25 MHz). Les unités blindées allemandes reçoivent un poste de radio efficace qui peut porter jusqu'à 4 km pour les communications radio et 7 km pour la radiocommunication et peuvent recevoir des messages jusqu'à une distance de 2 km. Ce poste radio standard équipera pratiquement tous les chars de combat, engins blindés spéciaux, semi-chenillés blindés ainsi que la majorité des chars de combat capturés et modifiés. De 1936 à 1945 presque 180.000 appareils radio pour blindés sont construits par la seule société Telefunken. La société Lorenz participe elle aussi à cet effort, mais par la suite elle se concentre de plus en plus sur la construction et la fabrication d'appareils radio pour l'armée de l'air.

II - LA COMMUNICATION DANS UN PANZER :

La conduite d’un char, pour une efficacité maximum, suppose une entente mutuelle entre les membres de l’équipage. Hors le moteur, le bruit des chenilles et les impacts des obus et autres éclats font qu’il n’est pas possible de communiquer dans le compartiment de combat tout en manœuvrant, donnant des ordres, tirant, etc.

Puisqu’il n’est pas possible d’avoir un contact visuel entre tous les membres de l’équipage il a fallu mettre au point un système efficace de communication, mais soumis à certaines exigences :
- Transmission des ordres sans interruption des actions de combat.
- Les ordres ne doivent pas être perturbés par les bruits (moteur, chenilles, combat).
- Les moyens de transmission doivent être prêts à fonctionner durablement.
- Une communication rapide vers l’extérieur (autre panzer entre autres).
- Les appareils devaient être les plus petits possible pour ne pas encombrer le compartiment de combat.

Tout d’abord, on pensa que la copie des moyens de transmission montés sur les navires de la Kriegsmarine serait idéale pour les panzers (interphone doublé d’un moyen optique) malheureusement il n’est pas possible avec ce système de faire communiquer plus de 3 personnes et encore faut-il qu’elles aient une ouïe très fine ! et dans un panzer en plein combat... On pensa alors installer un système optique qui avait le grand avantage d’occulter les divers bruits déjà cités, mais l'inconvénient était que l’équipage devait observer continuellement les lampes ! ce qui limitait son aptitude au combat. On estima que chaque ordre devait avoir une lampe associée et en employant des couleurs différentes, une meilleure transmission des ordres était possible mais le chef de char (Bordführer) aurait dû avoir un pupitre avec (après calcul) une trentaine de boutons correspondants chacun à un ordre ! Impossible à appliquer en plein milieu des combats !

Après essais, il fut décidé d’installer un interphone de bord dans tous les panzers malgré les dépenses et les nouvelles techniques de communication engendrées. L'installation se composait d’un casque à écouteurs de type Dfh.b (Doppel-Fernhören), un microphone de gorge (Kehlkopfmikrophon) de type Kmf.a ou Kmf.b et un boîtier de commande de poitrine qui contrôle par un « Marche/Arrêt » les communications. La plupart des panzers allemands étaient équipés d’un boîtier appelé « Bordsprechanlage », le chef de char pouvait communiquer par son intermédiaire avec son conducteur, et avec l'opérateur radio l’intermédiaire d’une lampe rouge pour le conducteur et verte pour le radio afin d’attirer leur attention aux ordres donnés ensuite. (Panzerkasten 5)

De 1936 à 1940 les Pz.lI, 35 (t), 38 (t), III et IV étaient équipés d’interphones de bord sans amplificateur. À partir de 1940 les Pz.III et IV reçoivent en complément le Bordsprechanlage modèle Z. Puis les Pzkw.1 Ausf. A à F ainsi les Pz.35 (t) et 38 (t) reçoivent à partir de 1941 le Bordsprechanlage modèle 10b.

Les panzers de commandement avec leurs divers émetteurs et récepteurs sont équipés du Bordsprechanlage modèle 11. Seuls les blindés équipés des postes FuG.5 et FuG.2 sont équipés du Bordsprechanlage modèle 20. À partir de 1943 tous les Panzer.IV, V et VI ont ce dispositif. Les modèles de Bordsprechanlage 23 et 23a sont montés avec la radio Fu. Spra.d et f et raccordés à un haut-parleur. Le Bordsprechanlage modèle 24 est installé dans les Sturmgeschuzte. Les StuG. sont équipés du poste radio FuG 16, puis le FuG 15 est également monté dans les StuG. à compter de l'Ausf.E. Il s'agit en fait d'installer un deuxième récepteur. Le conducteur a, à sa disposition un haut-parleur de type L.S.G. (Fu) b.


Casque à écouteurs de type Dfh.b
Doppel-Fernhören


Microphone de gorge de type Kmf.b avec interrupteur
Kehlkopfmikrofon

III - L'EMPLOI

Pendant la 2° G.M, les Allemands utilisèrent intensément ce type de moyens radio, c’est un des éléments qui a largement contribué à la guerre éclair, ayant servi à une collaboration pratiquement sans faille entre les divers éléments des Wehrmacht. Les premières campagnes de Pologne, France et de Russie montrèrent la supériorité des schnelle truppen de part et entre autres, due à l’emploi massif de la radio, ce que les autres belligérants n’avaient pas pris en compte et négligé… Les chefs de char français communiquaient notamment par l’intermédiaire de drapeaux (1) (chef de char, qui dans les blindés français, devait approvisionné le canon, tirer et donner ses ordres à son conducteur… beaucoup pour un seul homme), et qui pour se faire devait sortir le buste de son char avec les nombreux risques que cela comportait. (1) Les Allemands avaient également cette technique au tout début de guerre, en cas de panne de radio notamment.

Les Allemands ont dès le début de la guerre fourni un équipement radio à leurs troupes blindées. Pratiquement chaque véhicule blindé avait un récepteur radio et un émetteur radio était monté dans des véhicules radio blindés spécifiques, nécessaire à la coordination des communications entre le quartier général, les forces aériennes, blindées, l'artillerie et des unités d'infanterie. Ces véhicules ont été conçus pour accompagner les unités blindées sur le front et au-delà. Ce système radio allemand est complexe au sein des Panzertruppen.

Le véhicule spécialisé le plus fréquemment rencontré est le véhicule de commandement : Befehlwagen. L'élément clef de ce type de véhicule est la présence d'équipement radio complémentaire, qui lui « ouvre » une plage beaucoup plus large des bandes de fréquences. Ces radios supplémentaires permettent le relais entre l’unité au contact ou sur le terrain et le quartier général, la reconnaissance aérienne. Le plus commun des véhicules blindés de commandement (pour ce qui nous intéresse dans cette page) est le panzer de commandement, ou Panzerbefehlwagen en abrégé Pz.Befwg.). La carrière du Panzerbefehlswagen commence dès le mois d’août 1935 lors de manœuvres mettant en lice les premières Panzer-Divisionen. Le premier réel engin de ce type est le Kleine Befehlpanzerwagen I, en fait ce char sert exclusivement de véhicule radio blindé, il est constitué d’une casemate fermée montée sur un châssis de Pz.I (voir ma page sur ce panzer), il devient vite évident que ce type de panzer ne peut réellement pas être au cœur même des combats ! d'une part, il est tellement caractéristique, que l’ennemi le prend vite pour cible, et d’autre part seul un MG lui sert de protection, et c’est bien peu même au tout début du conflit !

Le Heeres Waffenamt décide d’équiper le Pz.III, puis les Pz.35 (t) et 38(t) n’échapperont pas au montage du fameux cadre sur le compartiment moteur. Au fur et à mesure de l’avancée des combats et de l’évolution des tactiques ennemies, il devient évident que ce type de char de commandement doit garder son armement principal, ce qui est fait à partir du Pz.III Ausf.L. Cela abouti à une capacité de stockage de munitions réduite. Extérieurement, le seul changement visible est une antenne supplémentaire voire par la suite d'une antenne étoile (Stern-Stabantenne). Ainsi les Pz.IV, Panther, Tiger I seront également produits en version Befehlpanzer.

Mais la grande famille des engins blindés équipés de radio ne conservent pas exclusivement les panzers, elle inclue dans cette famille, des véhicules radio blindés de type semi-chenillé, à quatre, six et huit roues blindées. Ces véhicules sont équipés de postes radio différents selon l’emploi prévu. Eux aussi possèdent une grande antenne-cadre au-dessus de l’habitacle puis comme les panzers, ces véhicules sont équipés d’antennes plus discrètes, le plus commun est le Sd.Kfz.251 avec ses nombreuses versions : véhicule de commandement (Sd.Kfz.251 /6) – véhicule de liaison avec l'artillerie (Sd.Kfz.251/12) - véhicule d'observation (Sd.Kfz.251/18). Le Sd.Kfz.251/3 a lui seul peut être adapté pour accepter huit combinaisons différentes d'équipement radio.

Tous ces véhicules donnent au commandement allemand une image claire et précise du champ de plus une grande variété de radios destinées aux panzers a été créée, chacune avec un but spécifique et conçue pour une classe spécifique de véhicule. Les chars - l'artillerie autopropulsée, les semi-chenillés et les voitures blindées ont un équipement radio différent et fonctionnent sur des fréquences radios différentes. Ainsi, la radio standard qui équipe les panzers ne permet pas de communiquer directement avec l’aviation ou l’artillerie ce sont d’autres engins inclus au sein de ces grandes unités qui se chargent de faire le relais.

RELATION TERRE / AIR :
Pour couvrir des opérations combinant des unités terrestres et celles de l'armée de l'air, on trouve des petits véhicules blindés de commandement, des Pz.Bef.III, IV, V ainsi que des engins blindés de protection de type Sd.Kfz.250/3 et Sd.Kfz.251/3 équipé d'un émetteur de 20 watts 20 W.S.d et du récepteur UKW.E.d (UKW.E.dl tardif). Ce type de montage radio correspond à la bande de fréquences des appareils radio de type FuG 17 (42,15 MHz jusqu'à 47,75 MHz) monté à bord des avions, ainsi un contact direct avec les avions peut être pris notamment dans les missions de reconnaissance. Avec le mât de 5 mètres (Steckmast) et l'antenne de 1,4 m, la radiocommunication peut être maintenue avec les avions volants : à 100 m d'altitude et à une distance de 40 kms, à 1.000 m à une distance de 100 kms et à 10.000 m à une distance de 300 kms. Le mât de 5 mètres pouvait remplacer l'antenne de 1,4 m. Le même principe est valable avec l'antenne étoile et l'ensemble radio de type FuG 8. La portée augmente alors autour jusqu'à 30%.

VEHICULES D'OBSERVATION ARTILLERIE ET DE RECONNAISSANCE :
Dans les Beo.Pz.III et IV, les véhicules d'observation de type Sd.Kfz.254 (assez rares) ainsi que dans les Sd.Kfz.250/5, Sd.Kfz.251/3 et Sd.Kfz.251/5 est monté l'ensemble radio FuG 4 avec l'antenne étoile de 2 m. Le FuG.4 réunit un récepteur de 30 watts W.S.a à ondes moyennes Mw.E.c (bande de fréquences de 830 KHz à 3 MHz) et un émetteur de 30 watts, pouvant être relié en plus avec un émetteur de 80 watts 80 W.S.a. Avec le 30 W.S.a, la portée est de 40 kms et la radiocommunication à 130 kms. Avec cet ensemble est utilisé le mât de 5 mètres avec l'antenne de 10 m ou l'antenne étoile a. L'utilisation de l'émetteur de 80 W.S.a avec le mât télescopique de 8-9 mètres ou l'antenne étoile, la portée est possible jusqu'à 60 kms et la radiocommunication jusqu'à 140 kms. Si le mât télescopique est rentré lors d'un déplacement par exemple, la portée est de 15 kms et la radiocommunication à 45 kms. A la mi 1943, les véhicules des unités de reconnaissance sont équipés du Mw.E.c et de l'émetteur de 80 watts type 80 W.S.c et équipé de l'antenne classique de 2 mètres. Cette combinaison d'appareils est appelée FuG.12 et équipe de nombreux engins blindés de protection, les Panzerspähwagen ainsi que le Luchs (Sd.Kfz.123).

On trouve le FuG.4 et le FuG.8 dans le Sd.Kfz.251/3, on peut lui ajouter le FuG.5 (émetteur de 10-watt 10 WS.c et récepteur Ukw. Ee). Dans le Beo.Pz.III (Sd.Kfz.143) dont 262 exemplaires sont sortis des chaînes de février 1943 à avril 1944, on trouve l'ensemble radio FuG.4 et FuG.8 (émetteur de 30 watts WS a et deux récepteurs MW MwE.c). En outre, on trouve un appareil de radiotéléphonie de type Fu. Sprf ainsi que l'appareil de radio de type TomFu.g, au maniement de ces appareils et dans chaque Pz.Beo.III on trouve deux opérateurs radios.

L'équipement radio des s.Panzerspähwagen (Fu) (Sd.Kfz.232) et le Sd.Kfz.263 est constitué à partir de 1935, du Torn. E. 445 Bs (Torn tardif. Eb) et de l'émetteur 100 watts LS 100/108 des usines Lorenz (appelé plus tard 100 W.S.). Ce poste d'émission et de réception est appelé FuG 11. Bien que les Spähwagen (8-rad) sont équipés d'un Fug 11, on les équipe dès la fin de 1939/début 1940 d'émetteur de 100 watts avec un émetteur de 80 watt 80 W.S. ou 80 WS.a. La connexion avec le Torn.E.b sera remplacée plus tard par le Mw.E.c, et le 80 WS, ensemble appelé FuG 12. Le Panzerspähwagen Sd.Kfz.234/2 (le « puma») est équipé de l'appareil de radiotéléphonie de 1,2 watt en tourelle (antenne standard de 2 m) et du FuG 12 avec l'antenne étoile D.

LES STUG. : Les StuG.III Ausf.B et jusqu'à l'Ausf.D ont un ensemble radio de type FuG.16 (Ukw. E.h et 10 WS.h). À partir de l'Ausf.E, tous les StuG. sont équipés des FuG.16 et FuG.15 (Ukw. E.h). Le FuG 15 comprend le récepteur Ukw.E.h avec le convertisseur E.Ua et l'antenne de 2 m sur pied d'antenne. À partir de 1941, les StuG. sont équipés d'un interphone de bord. Les StuG. arrivent an masse afin de palier les manques de panzers, on leur ajoute dans certains cas (au sein des Panzer-Divisionen) l'ensemble radio FuG.2 et le FuG.5 avec les interphones équipant normalement les panzers.L'ensemble FuG.8 qui augmente très sensiblement la portée des communications est également installé dans certains StuG..

LES APPAREILS DE RADIOTELEPHONIE FuSpr.a, d et f :

En marge de l'utilisation des postes radio des véhicules blindés avec émetteur et radiorécepteur, les appareils de radiotéléphonie sont utilisés. Par un commutateur, cet appareil peut commuté chaque fois pour émettre ou pour recevoir, ainsi les Panzerspähwagen (4, 6 et 8 roues) des unités de reconnaissance sont équipés du FuSpr a (bande de fréquences de 24,11 à 25,01 MHz sur 10 canaux) avec l'antenne de 1,4 mètre. Les véhicules blindés des unités d'artillerie autoportée (Sf) et certaines unités de Panzerjäger reçoivent le FuSpr d (bande de fréquences de 23,11 à 24,01 MHz sur 10 canaux) avec l'antenne de 1,4 m ou l'antenne de 2 mètres. Le poste FuSpr f ( bande de fréquences de 19,99 à 21,47 MHz sur 60 canaux) équipe les véhicules blindés de l'infanterie motorisée, des Panzer-Grenadiere, et de l'artillerie autoportée (Sf). La portée d'émission et de réception du FuSpr a et d se situe entre 2 et 3 kms et en mouvement entre 1 et 1,5 km. Avec le FuSpr f on peut transmettre jusqu'à 6 kms et pendant un mouvement sur 3 kms environ. On peut ajouter un haut-parleur de type LS (Fu) pour que l'intégralité de l'équipage puisse écouter.

IV - LES POSTES RADIO DES PANZERS

Type appareils
Récepteur
Fréquences
Emetteur
Fréquences
Types antennes
Véhicules
FuG 1 TE Torn E 445 puis Torn E.b 0.1 - 7.1 Mhz Néant Néant Stabantenne 2 mètres Pzkw - Spw (Funk)
FuG 2 EU Ukw E.c.1 puis Ukw.E.e 27.2 - 33.3 Mhz Néant Néant Stabantenne 2 mètres Pzkw - Flak et Pz Spéciaux
FuG 3 EU Ukw.E.d
Ukw E.d1
UKw.E.f
puis Ukw.E.f (Torn)
42.1 - 47.8 Mhz Néant Néant Stabantenne 1.4 mètre Truppen (Funk)
FuG 4 EM Mw.E.a ou Mw.E.a1
puis Mw.E.c
0.84 - 3.0 Mhz Néant Néant Bügelantenne
Sternantenne
Spw (Funk)
FuG 5 SE 10 U Ukw.E.c.1 puis Ukw.E.e 27.2 - 33.3 Mhz 10 W.S.a ou W.S.b
puis 10.W.S.c
27.2 - 33.3 Mhz Stabantenne 2 mètres Pzkw - Spw (Funk)
FuG 6 SE 20 U Ukw.E.c.1 puis Ukw.E.e 27.2 - 33.3 Mhz 20 W.S.a ou 20 W.S.b
puis 20.W.S.c
27.2 - 33.3 Mhz Stabantenne 2 mètres Pzkw - PzBefehlswagen
FuG 7 SE 20 U Ukw.E.d puis Ukw.E.d1 42.1 - 47.8 Mhz 20 W.S.d 42.1 - 47.8 Mhz Stabantenne 1.4 mètre PzBefehlswagen - Spw (Funk)
FuG 8 30 Mw.E.a - Mw.E.b puis Mw.E.c 0.84 - 3.0 Mhz 30 W.S puis 30 W.S.a 1.12 - 3.0 Mhz Bügelantenne
Sternantenne
PzBefehlswagen - Spw (Funk)
FuG 10 SE 30 TE Torn.E.445 Bs
puis Torn.E.b
0.1 - 7.1 Mhz 30 WS 0.95 - 3.15 Mhz 8 mètres Kurbelmast
Sternantenne
S.Pz.Wagen (Funk)
FuG 11 SE 100 Torn.E.445 Bs puis Torn.E.b 0.1 - 7.1 Mhz 100 WS 0.2 - 1.1 Mhz 9 mètres Kurbelmast
Sternantenne
S.Pz.Wagen (Funk)
FuG 12 SE 80
FuG 12a SE 80
Torn.E.b ou Mw.E.c 0.1 - 7.1 Mhz
0.84 - 3.0 Mhz
80 WS.a 1.12 - 3.0 Mhz Dachantenne
8 mètres Kurbelmast
Bügelantenne
Sternantenne
S.Pz.Wagen (Funk)
FuG 13 SE 20 U 2 Ukw.E.e 27.2 - 33.3 Mhz 80 WS.a 27.2 - 33.3 Mhz Stabantenne 2 mètres Pzkw
FuG 15 EU Ukw.E.h 23.1 - 25.0 Mhz Néant Néant Stabantenne 2 mètres Stug.
FuG 16 SE 10 U Ukw.E.h 23.1 - 25.0 Mhz 10 WS.h 23.1 - 25.0 Mhz Stabantenne 2 mètres Stug.
FuG 19 SE 15 S/E Einheit 3.0 - 7.5 Mhz 15 WS.E.a puis 15 WS.E.b 3.0 - 7.5 Mhz Dachantenne
8 mètres Kurbelmast
Bügelantenne
Sternantenne
Spw (Funk) Kdo
FuG 20 SE 30 Torn.E.b 0.1 - 7.1 Mhz 30 WS.a 1.12 - 3.0 Mhz Bügelantenne
8 mètres Kurbelmast
Sternantenne
S.Pz.Wagen (Funk)
FuG 22 SE 30 Torn.E.b 0.1 -7.1 Mhz 30 WS.a 1.12 - 3.0 Mhz 8 mètres Kurbelmast
Sternantenne
Trupp Pz (Funk)
FuG 25 SE 70 Funkstation R.3
et Torn.E.b
2.5 - 27.5 Mhz
0.1 - 7.1 Mhz
15 WS.a ou 15 WS.b 3.0 - 7.5 Mhz 8 mètres Kurbelmast
Bügelantenne
Sternantenne
S.Pz.Wagen (Funk)
FuG 25 SE 70 Ukw.E.g 39.6 - 45.0 Mhz 20 WS.g 39.6 - 45.0 Mhz 8 mètres Kurbelmast
Bügelantenne
Sternantenne
Liaison Luftwaffe/Heer
Fu.Spr.a Néant 24.11 - 25.01 Mhz (10 canaux) Néant Néant Stabantenne 1.4 mètre S.Pz.Wagen
Fu.Spr.d Néant 23.11 - 24.01 Mhz (10 canaux) Néant Néant Stabantenne 1.4 mètre Pz.Jager (Sf)
Fu.Spr.f Néant 19.99 - 21.47 Mhz (60 canaux) Néant Néant Stabantenne 1.4 ou 2 mètres Pz.Jager (Sf) - Pz.Gren

Glossaire :
Sternantenne : Antenne étoile
Stabantenne : Antenne classique
Kurbelmast : Mât d'antenne (avec manivelle)
Dachantenne : Antenne extérieure
Bügelantenne : Antenne cadre (sur la superstructure des S.Pz.Wagen notamment)


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