Homme contre char (russie Octobre 41)
- Les hommes de Kurt Meyer de la SS-Aufkl.Abt.1 de la "LAH"-

Avec Franz Roth, le correspond de guerre, je vais m'avancer le long de la haie coupe-vent qui nous empêche d'observer le terrain s'étendant devant nous, lorsque Franz pouse un cri comme s'il était piqué et m'entraine assez brusquement derrière la haie. Roth ne peut prononcer un mot, il se renverse exprès pour prendre un "instantané" avec son appareil. A moins de 20 pas, à notre gauche, est arrété un char, un monstre, qui doit à chaque seconde démarrer ou faire feu.
En un éclair la route est vide. Le SS Unterscharfuhrer Bergemann saisit une charge concentrée et, en traversant un petit verger, s'approche sous la protection de notre feu pour détruire le char. En retenant notre souffle, nous suivons le chemin de cet homme. Le char est arrété là silencieux. Le moteur aussi. Le monstre serait il en panne? Bergemann se ramasse sur lui même, respire profondément et bondit sur le char. En même temps, la charge est expédiée sur l'arrière du blindé et, dans les secondes à venir, agira sur le moteur et le détruira. C'est maintenant, c'est maintenant, il faut... un coup de feu met fin à la tension. je vois Bergmann tomber et la charge rouler dans le sable à quelques mètres du char. un coup de pistolet par un membre de l'équipage du char a touché mortellement notre camarade. Après l'explosion, le char russe est toujours là, intact.
Un Sturmgeschutz va se mettre rapidement en position et, de 25 mètres à peine, tire un obus après l'autre sur le monstre d'acier. En vain, les obus ne percent pas le blindage. Le russe semble invincible. Le chef de pièce du StuG. Isecke secoue la tête avec résignation et jure comme il faut. Son arme a trouvé un adversaire remarquable. On réussit finalement à faire connaissance avec le premier T 34 que nous eûmes l'honneur d'anéantir avec de l'essence enflammée...


(Photo Heimdal) - Le T.34 fume touché à mort, tandis que des membres de l'unité emportent le corps sans vie de Bergemann, le StuG.III auteur des obus n'ayant pu venir à bout de la cuirasse du T.34...

 

 

 

 

 

La Hitlerjugend (3/SS-Pz.Rgt.12)face aux canadiens (10° Arm Rgt)
NORREY EN BESSIN 06/44
"Morawetz donne l'ordre à Shiemann de mettre plein gaz et de tourner légèrement sur la gauche. pas encore de résistance. A environ 1000 mètres vers la gare, çà bouge. Son char roule déjà à environ 30 mètres en avant de la compagnie en faisant un léger angle vers la gauche pour ne pas rester en arrière. Le panzer est stoppé. Il croit avoir roulé sur une mine. Il regarde sur la gauche par son episcope. la tourelle d'un panzer est arrachée. Une seconde explosion. Le feu ! les munitions pour MG se mettent à bruler et claquent comme du bois sec, elles partent sans être percutées. Morawetz a dû mal à ouvrir sa trappe mais il s'en sort finalement. Il reste un moment sans connaissance puis il tombe en bas du panzer. Il est sauvé, mais a été brûlé. Dans la caisse, Heinz a vu le radio sortir sur la droite. Les flammes autour de lui, il sort mais il est retenu par le fil du micro, il doit le casser vivement pour s'échapper. Sa jambe gauche est dehors, pliée sur la caisse, quand un quatrième obus arrive par la droite. Sous le choc, sa jambe droite heurte le bord de l'ouverture, elle est cassée. Puis il se jette en bas dans les blés. Et il court vers l'arrière ; ses brûlûres sont assez graves...
Sur la gauche, Willi est en train de viser le clocher de Norrey et fait feu, au même moment une flamme. Il croit que c'est un obus qui a fait long feu, c'est en fait un impact à droite. Un deuxième obus obus arrive à droite, il perce la tourelle et passe sous le siège de Willi ! Un feu violent dans le panzer. L'incendie qui prend dans un char brûle aussitôt l'oxygène ambiant et les tankistes apercoivent un voile rouge puis perdent conscience quelques instants. L'ancien de la LAH n'avait pas bloqué la trappe et il l'a ouverte dès le premier impact. Il est déjà dehors. Willi a peur, par la chaleur, son calot s'est soulevé de sa tête, en deux bonds il sort du char.
Fischer est habillé d'un treillis de tankiste camouflé. Il y a probablement du phosphore sur son pantalon et est obligé de baisser culotte pour ne pas être brûlé sur les fesses. Cinq panther sont détruits, le troisième char de la section est intact mais son chef se tenait le buste en dehors de la tourelle est coupé en deux par un obus. L'infimier de la compagnie est parti dans une moto avec side-car afin de ramener les blessés. Comme des fantomes, la longue cohorte des survivants, presques tous brûlés, retourne vers l'arrière en logeant la voie ferrée. les tankistes brûlés passent devant leurs camarades, certains sont étrangement silencieux, d'autres poussent des cris hystériques. L'un deux avance en levant les mains, la peau de ses bras pend en deux grandes loques"...
(16 morts et 17 blessés chez les tankistes lors de cet affrontement avec les canadiens )

 

La 4.Pz.Div. face aux Russes à Koursk
Par le Leutnant Peters (Pz.Rgt.35).
"L'Oberleutnant Prast donne l'ordre d'attaquer, mais, déjà après quelques centaines de mètres, il est abattu. C'est le plus ancien chef de section, le leutnant Beck, qui prend le commandement. Mais pour peu de temps car au bout de quelques minutes, son char reçoit aussi un coup. Maintenant c'est mon tour. Nous ne sommes plus beaucoup, l'Oberfeldwebel Allgaier a maintenant repéré un KV enterré, un parmis beaucoup. Avec le sang froid et le calme des Souabes, il le vise, mais la distance est encore trop grande et les obus de 7,5 ricochent.Il tire alors dans le terrain avancé avec des obus explosifs afin que la poussière qui tourbillonne aveugle l'adversaire. Il en profite pour s'en rapprocher. Le même jeu se répète deux fois, trois fois. Maintenant, il est là où il voulait être. Avec un obus de rupture dans le tube, il est aux aguets, prêt à tirer. La poussière se dissipe et l'objectif est dégagé. Tir et coup au but!. Nous nous sentons soulagés quand, derrière nous, arrive la s.Pz.Abt.505. Nous avons besoin de renfort et de soulagement. Au moment où je suis en train d'oberser le terrain, sur le bord du tourelleau avec des jumelles de campagne, une pression formidable avec détonation assourdissante me frappe sur le siège du commandant. Maintenant, on est touché, pensai-je. Mais nous sommes indemnes, notre char aussi. On trouve l'explication très vite. Un Tiger a cherché le couvert de mon Panzer IV. Quand le coup est parti, l'embouchure du canon de 8,8 était à peine distante d'un mètre de ma trappe de tourelle. Ce n'est pas ainsi que nous imaginions l'emploi des Tiger"...

 

Les Tiger de la "LAH" face aux T.34 russes à Koursk
Par le tireur Lau de la "LAH"
"Lorsque s'abattent les premiers coups de l'artillerie, nos Tiger doivent traverser un petit ruisseau ce qui demande une attention soutenue aux conducteurs, les Tiger passent toutefois cet obstacle facilement. Ce n'est pas encore l'aube. Les Tiger se trouvent prêts sur une grande étendue. Les salves de roquettes (Werfer) et les attaques de Stukas sont très impressionnantes. Je vois pour la première fois le mur de feu de batteries de Werfer, j'entends leurs terribles grondements... Nous devons attendre un peu car les pionniers ont placé un T34 dans le fossé et sont fébriles pour créer un franchissement pour les panzers. La compagnie se déploie largement, les russes déclenchent un très fort feu défensif. Mon sentiment n'est pas bon, je ne sais si c'est la peur, mais en tout cas, j'ai l'estomac noué. Au même moment nous sommes atteints par un obus (Il s'agit d'un petit obus antichar), un obus atteint notre train de roulement. Mon état empire à vue d'oeil lorsque nous nous rendons compte que Wendorff est couvert de sang, mais, dieu soit loué, il a été légèrement blessé par un éclat de bloc de visée qui lui a labouré le visage..."

 

Le Tiger de l'Unterscharführer Staudegger face aux T.34
D'après le Schwarze Korps
"L'Unterscharfuhrer Staudegger grimpe dans la tourelle de son Tiger (n° 22) et fonce vers le front. En chemin, un grenadier lui signale que 5 chars soviétiques auraient percé, il en voit 2 qui explosent attaqués par des fantassins. Au bout de quelques minutes, le canon du Tiger détruit 3 T 34. Deux autres T 34 apparaissent sur la voie ferrée. En l'espace d'une minute, ils sont transformés en champignons de fumée. Cinq autres surgissent d'un petit bois. Ils sont aussi détruits après un échange de tirs acharnés. En continuant de progresser, il voit l'unité blindée annoncée plutôt, il tire coup sur coup. Après que 22 chars aient été détruits, les obus antichars sont épuisés. Les blindés qui restent sont pourchassés avec des obus explosifs qui endommagent gravement un grand nombre d'entre eux. Il recevra la Croix de fer de 1° Classe pour cette action."

 

Les Panther de la Hitlerjugend à AUTHIE (07/44)
D'après Gunther Gotha.
"Un double choc strident! coup au but ! immédiatement, je pense : il faut sortir!. Je bondis vers le haut afin d'évacuer par le tourelleau. Mais soudain, une boule de feu brûlante entre dans l'intérieur de la tourelle avec violence. Je rabaisse mes bras et tente de protéger mon visage. J'entends alors un cri de bête dans les écouteurs, je ne réalise pas que c'est moi qui a poussé ce cri inhumain. Je sens mes genoux fléchir et je pense : "Tu dois vivre". Cette volonté me pousse vers le haut. Avec la chaleur, j'ai l'impression que mon calot s'élève de ma tête, comme une mongolfière. Je grimpe, instinctivement, comme j'ai si souvent appris à la faire, sans me soucier de la douleur et du danger. En levant la tête, j'aperçois le fond de la culotte camouflée de mon chef et je remarque deux petites brulures à cet endroit, dans cette grave situation, j'ai l'attention attirée par ce détail. Je suis maintenant sur la tourelle et je brandis mes mains devant moi, elles ne sont plus que deux masses rouges et noires. Mon visage me tire comme si la peau était trop étroite. Mon treillis fume de partout, un gigantesque nuage de fumée sort de la tourelle, à côté de moi, le moteur brûle. Le chargeur rampe à côté de moi en sortant par son écoutille arrière, il a été aussi salement touché. Je réalise soudain qu'il faut descendre..."

Combats de rues à KRINKELT (ardennes 45)
- 12.SS-Pz.Div. face aux 99 et 2° Inf.Div. US -
C'est vraiment un piège mortel pour les Panzer. Sous les ordres du SS-Hauptsturmführer K.Brodel, on avance derrière la 1.Komp. Je me trouve juste derrière le char de J.Beutehauser, mon chef de section. Je comprends bien vite ce qui nous attend quand, devant l'église de Krinkelt, le char de Beutelhauser est détruit juste en face de moi. Il réussit à s'extraire de son panzer et à se mettre en lieu sur mais son chargeur est abattu d'un coup de fusil au moment où il sort du char. Nous venions de traverser un carrefour quand Beutelhauser a été touché et j'ai pu repérer la position du canon antichar qui a tiré ; j'abrite immédiatement mon panther derrière une maison et je me demande alors ce qui va arriver. Près de moi le Panzer de Brodel brûle doucement et je vois Brodel assis sans vie dans la tourelle. D'autres panzers ont été détruits plus loin sur la route devant moi, et certains brulent encore. Néammoins, j'en vois un qui avance encore, je croix que c'est celui de Freier et je le couvre afin d'assurer son repli. Quelqu'uns des membres d'équipages des panzers détruits s'étaient cachés dans une grange et ils profitent du repli de Freier, marchant derrière le Panther comme derrière un écran, évitant ainsi de tomber aux mains de l'ennemi. Je comprends qu'il faut abandonner cette position, Il est clair que le canon antichar américain a anticipé ma manoeuvre et m'attend. Son premier coup me manque de très peu mais le second me touche la chenille et la caisse. Heureusement, personne n'est atteint le train de chenilles est gravement atteint. Je réussis tant bien que mal à suivre le Panther de Jurgensen, mais soudain, la chenille casse, les galets s'enfoncent dans la boue, le char est immobilisé....