Les Schwere Panzerspahwagen (8 rad)

Sd.Kfz.231 - 232 Fu - 233 - 263 Fu - 234/ les 4 versions dont le "Puma".

Schwerer Panzerspähwagen Sd.Kfz.231 - 232 Fu - 233 - 263 Fu- 234 (8 rad)

Type: Véhicule blindé lourd de reconnaissance

Equipage: 3 hommes à 4 hommes (série Sd.Kfz.234)

Armement:
Sd.Kfz. 231 - 232 Fu - 234/1= Un 2 cm Kwk 30 ou 38 et 1 MG.34 ou 42 coaxiale de 7,92 Cm
Sd.Kfz. 263 Fu = Une Mg 34 de 7,92 Cm
Sd.Kfz. 233 et 234/3 = Un 7,5 Cm Stuk 37L/24 et un MG.34 ou 42.
Sd.Kfz. 234/1 = un 2 cm Kwk 38.
Sd.Kfz. 234/2 = Un 5 cm Kwk 39/1 et une Mg 34 coaxiale.
Sd.Kfz. 234/4 = Un 7,5 cm Pak 40 L/46.

Blindage:
Sd.Kfz. 231, suivants et 263 Fu : minimum 8 mm ; maximum 15 mm.
Sd.Kfz. 234 : minimum 8 mm ; maximum 30 mm.

Poids:
Sd.Kfz. 231, suivants et 263 Fu : 8,7 tonnes.
Sd.Kfz. 234 : 11,740 tonnes

Pression au sol : ??

Puissance massique :
Sd.Kfz. 231, suivants et 263 Fu : 17.24 ch/tonne (150 ch)
Sd.Kfz. 234 : 18.8 ch/tonne environ

Moteur:
Sd.Kfz. 231, suivants et 263 Fu : Büssing Nag L8V - 8 cylindres essence en V, refroidi par eau, développant 150 ch à 3000 tr/mn puis 180 ch sur les versions tardives
Sd.Kfz. 234 : Tatra 103 - 12 cyclindres en V, refroidi par air, développant 220 ch à 2250 tr/mn

Performances:
vitesse sur route de 80 à 90 km/h ; tous chemins : 31 km/h ; autonomie route: 300 kms - série Sd.Kfz.234 : 1000 kms , tous chemins : 170 kms / 450 kms ; obstacle vertical : 50 cm ; coupure franche : 1.24 m ; pente 26° ; gué : de 50 cm à 1.20 m selon variantes

Radio :
Sd.Kfz. 231 - 233 - 234/3 - 234/4 : FuG.Spr.Ger. "a"
Sd.Kfz. 232 Fu - 234/1 - 234/2: FuG.Spr.Ger. "a" + FuG.12
Sd.Kfz. 263 Fu : 1 Satz Funkgerat fur (m) Pz.Funtrupp b

Temps de service : dans l'armée allemande de 1937 à 1945.

Pendant l'entre deux guerres, l'armée allemande a uniquement le droit de produire des voitures blindées à usage policier (Strasserpanzerwagen) et de façon très réduite d'équiper également les Infanterie-Divisionen.
Plusieurs projets de véhicules sont mis en chantier. Tout d'abord des 4 roues qui donneront les Kfz.13/14 puis la série des Sd.Kfz. 221 et suivants. En 1927, une expérimentation est lancée sur la base d'un véhicule à 4 essieux (8 roues). Trois firmes sont contactées : Daimler-Benz de Stuttgart, Magirus à Ulm, ces deux firmes travaillent sur un 8 roues à moteur 6 cylindres alors que l'usine Bussing Nag à Brunswick travaille sur un modèle à 10 roues à moteur 8 cylindres en V.
Le cahier des charges est important (il y a au moins 14 clauses), véhicule à roues, vitesse d'au moins 65 km/h, 200 kms d'autonomie à 32 km/h, grande mobilité en tous terrains, rayon de braquage faible, pouvoir traverser des tranchées d'1m50, franchir des guès d'un mètre, se déplacer aussi bien vers l'avant que vers l'arrière, minimum de bruit, 7t500 maximum de poids total. Ce sont les plus importantes conditions imposées.

6 prototypes sont construits de 1928 à 1930 et dénommés Mannschaftstransportwagen I (véhicule de transport de personnel blindé). Les qualités de franchissement en tous terrains sont excellentes et l'élaboration d'une tourelle blindée est lancée en 1928 par Rheinmetall-Borsig.

Le moteurs V8 de 150 chevaux est gardé, il est monté à l'arrière du véhicule avec 2 mécanismes de direction (avant et arrière), ce qui permet au véhicule de pouvoir se déplacer dans les deux sens sans restriction aucune. La caisse est blindée à 15 mm maximum, c'est Deutsche Werke de Kiel qui est chargé du développement. En 1934, elle donne naissance à la série des Versuchskraftfahrzeug 623 et 624 (véhicule expérimental), ils deviennent à la mi 1937 les Sd.Kfz. 233 et 234 Fu et prennent leur dénomination finale en octobre 1939 : Sd.Kfz. 231 et 232 Fu.
Le Sd.Kfz. 232 Fu se différencie essentiellement du Sd.Kfz. 231, par la présence d'une imposante antenne galerie sur le dessus. Elle est fixée sur la caisse arrière et sur un pivot placé sur le toit de la tourelle (permettant la rotation de celle-ci). Ils sont tous deux armés d'un canon de 2 cm et d'un MG coaxial. Ces deux modèles subiront des modifications : la plus importante et visible est le montage d'une plaque de blindage à l'avant du véhicule laissant un grand espace entre cette plaque et la caisse. Cet espace sera vite comblé par les équipements du personnel. Les munitions embarquées sont de 180 obus de 2 cm et 2100 cartouches de 7,92 mm.

Une troisième version voit le jour : le Sd.Kfz. 263, cette version reprend le chassis des modèles déjà cités mais la tourelle mobile disparait pour faire place à une casemate plus grande et plus spacieuse. Elle permet d'emporter du matériel radio de façon plus conséquente. Elle est équipée d'une antenne galerie plus quelques fois d'une antenne parapluie. Le seul armement présent est un MG.34 montée à l'avant de la casemate (1050 coups). Cet engin porte le nom de schwerer Panzerfunkwagen (véhicule lourd radio). Seule la version Sd.Kfz. 232 Fu restera en production après mai 1942 et ce jusqu'en septembre 1942. La version Sd.Kfz. 263 Fu cessera d'exister en janvier 1942.
Ces différentes versions seront employées en Pologne, France, Afrique et Russie. En tout 607 exemplaires sortent des usines, deux modèles confondus. Les unités de reconnaissance étant faiblement armées et devant faire face à de solides défenses, une nouvelle version apparait. Elle est armée d'un canon pour l'appui lourd, ce sera le 7,5 Cm Stuk 37L/24, largement éprouvé auparavant. Cette version prend le nom de Sd.Kfz. 233. Ses caractéristiques principales sont les mêmes que les versions citées ci-dessus, seule la tourelle disparait totalement et fait place à un compartiment ouvert sur le dessus. Ce qui laisse l'équipage à la merci d'un jet de grenade.
Ce canon a un très faible débattement à l'image des StuGe.. Le Sd.Kfz.233 emporte 32 coups plus un MG.34 monté coaxialement au canon (1500 coups). Il est produit dans les usines de Scichau, il sortira 109 exemplaires des chaines de production jusqu'en octobre 1943. Il restera en service jusqu'à la fin du conflit et verra lui aussi tous les continents.

Les missions incombant aux unités de reconnaissance (Aufklärungs-Abt.) sont de plus en plus dures, et le temps des grandes avancées étant terminées. Les Pz Aufklarung Abteilungen voient leur rôle modifié. Elles étaient déjà largement utilisées comme unités combattantes, elles le seront dorénavant beaucoup plus. Les motocyclistes disparaissent quasiment des Kien. et sont remplacées par des Kubelwagen et des Sd.Kfz.250. Une nouvelle série de véhicules de reconnaissance est lancée, c'est la version Sd.Kfz. 234. Ces engins sont construits sur châssis 4 essieux (8 roues) mais avec une caisse monocoque. Ils sont plus bas que les anciens Sd.Kfz. 231, c'est la firme Bussing Nag qui se charge du développement. Un nouveau moteur est monté, un V12 diesel, une nouvelle caisse est conçue par Daimler Benz (caisse appelée Ark). La firme Schichau s'occupe quant à elle de l'élaboration des tourelles. Les conditions qui doivent être réunies pour ce véhicule sont : un blindage de 30 mm, un poids total de maximum 10,5 tonnes, une meilleure autonomie, celle ci passe à pratiquement 1000 kms ! et une vitesse maximale de 85 km/h.

La première de ces nouvelles versions est le Sd.Kfz. 234/2 (le fameux "Puma"). Il est équipé d'une tourelle bien profilée armée d'un canon de 5 Cm Kwk 39/1 muni d'un "saukopf" (55 coups) et d'un MG.42 (2850 coups). Son équipage est de 4 hommes, les premiers essais débutent en juillet 1942. La production commence en septembre 1943, 101 exemplaires sortiront des chaines (7 en 43 et 94 en 44). Ce magnifique véhicule démontrera ses excellentes performances jusqu'à la fin de la guerre. Il équipera les Pz.Divisionen les plus prestigieuses. Cette liste est incomplète (les diverses sources ne concordent pas au niveau du nombre de véhicules) : Wa.Prüf. (en théorie 12 exemplaires), 1.SS-Pz.Div. (16), 2.Pz.Div.(25), 20.Pz.Div.(16), Pz.Lehr-Div. (25), Pz.Div. "Clausewitz" (1), la 9.SS-Pz.Div. en aurait reçu, la 2.SS-Pz.Div. en aurait eu 2 exemplaires pour essais, ainsi que la 16.Pz.Div. (?).

Une autre version est produite à compter du mois de juin 1944 à hauteur de 200 exemplaires (163 en 44 et 37 en 45). Le Sd.Kfz.234/1 est armé d'un canon de 2 cm (250 coups) installé dans une tourelle grillagée à ciel ouvert armée également d'un MG.42 coaxial. La tourelle est équipée sur le dessus d'un chassis métallique grillagé afin de protéger l'équipage des grenades. Afin d'avoir un soutien feu plus conséquent, une version armée du 7,5 Kwk 51/L24 et d'un MG.42 coaxial est produite à 88 exemplaires (1944 uniquement). Il s'agit tout simplement de la version améliorée de l'ancien Sd.Kfz. 233, elle est appelée Sd.Kfz. 234/3.

Pour terminer la série de ces engins, citons le Sd.Kfz.234/4. Cette version a été rarement vue au combat et encore moins prise en photo. Cet engin est armé du 7,5 cm Pak 40L/46, il emporte 12 coups et est construit à 89 exemplaires (25 en 1944 et 64 en 1945). Unités équipées (liste non complète...): 25.Pz.Div., Pz.Div. "Muncheberg", "Schlesien", "Jüteborg", "F.B.D", Pz.Gren.Div. "Brandenburg", et vraisembablement les 116.Pz.Div., Fallschirm.Pz.Div. "H.G" et la 25.Pz.Gren.Div..

Malheureusement sur les références BAMA que j'ai : il n'y a pas de distinction entre les divers modèles de Sd.Kfz. fournis aux unités. Une seule version de Sd.Kfz. est donnée celle équipée d'un 7,5 cm mais ne dit pas si c'est le Pak 40 ou le 51L/24 (court)...


Un Sd.Kfz.231 en cours de réparations


Un Sd.Kfz.232 Fu 8 rad en Italie.


Sd.Kfz. 263 Fu en Russie. on remarquera le badigeon blanc et les chaines sur les roues.


Un Sd.Kfz.233 sur l'Ostfront -Unité inconnue-


Sd.Kfz. 234/2 (Puma) 1.SS-Pz.Div. - Normandie


Autre Sd.Kfz.234/2 du Heer (unité ?)


Rare vue d'un Sd.Kfz. 234/4


Un autre Sd.Kfz.234-4 lors de la reddition des troupes allemandes aux GI. (unité ?)